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Simonis

Sculpture en pierre bleue

Arcade «Seine et Escaut» (1862)

En 1862, Simonis reçoit la commande de quatre bas-reliefs destinés à orner la façade de l'ancienne Gare du Nord, située précédemment à la place Rogier et démolie en 1956. Quatre
écoinçons sont réalisés sur le thème des fleuves: l'Escaut, la Meuse, la Seine et le Rhin.
Une arcade, constituée par les écoinçons qui représentent la Meuse et le Rhin, se trouve à l'école d'Horticulture de la ville de Liège. L'autre, celle représentant la Seine et l'Escaut, a été placée dans la station de métro Simonis, inaugurée en 1988.
Pour caractériser en bref l'art de Simonis, il suffit de dire, que parti du néo-classicisme de ses maîtres, il est devenu au fil des années toujours plus romantique, sans excès ni démesure cependant. Il assure ainsi, d'une certaine manière, la transition du XVIIIe au XIXe siècle, du classicisme au romantisme, dans la sculpture de notre pays.

Louis-Eugène Simonis (Liège, 1810 - Koekelberg, 1882)

La place Simonis, et la station de métro qui se trouve en dessous, doivent leur nom à un des plus grands sculpteurs belges du XIXe siècle.
Louis-Eugène Simonis se tourne très tôt vers la sculpture. Il est d'abord élève à l'académie de Liège et perfectionne ensuite son art à Rome auprès du hollandais Mathieu Kessels et du grand peintre et sculpteur italien Carlo Finelli. En 1836, à son retour de Rome, il installe son atelier à Koekelberg. Quelques années plus tard, de 1843 à 1848, il travaille à la statue équestre de Godefroid de Bouillon. Cette statue est considérée à juste titre comme un chef d'oeuvre de la sculpture romantique et domine toujours fièrement la place Royale à Bruxelles. En 1845, Simonis devient membre de l'Académie royale de Belgique et s'atèle au monument élevé à la mémoire du chanoine Triest qu'on peut encore admirer dans la cathédrale Saint-Michel. De 1851 à 1854, Simonis travaille au bas-relief «L'Harmonie des Passions humaines» destiné à être placé au fronton du Théâtre royal de la Monnaie. En 1863, il est nommé professeur de composition et d'expression historique à l'Académie de Bruxelles, et succéda la même année à François-Joseph Navez, comme directeur de cette même académie. Il le restera seize ans, de 1863 à 1879. Il meurt à Koekelberg le 11 juillet 1882.