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Bourse

75 cylindres en acier inxydable fixés au plafond

Moving ceiling (1976)

Cette oeuvre de 200 m2 est faite de 75 cylindres en forme de coudes soudés, en acier inoxydable, dont la partie fixe sortant du plafond, contient une pointe sur laquelle est posée un cylindre mobile, sensible au courant d'air ambiant. Des ventilateurs soufflant dans différentes directions peuvent en outre renforcer le mouvement. Afin de limiter les mouvements, les éléments sont reliés aux cylindres fixés au plafond par une chaîne invisible. Les cylindres sont mats à l'extérieur, mais ont été polis à l'intérieur afin d'obtenir des miroirs brillants et concaves. Ceux-ci reflètent les rayons lumineux et déforment de façon méconnaissable les objets réfléchis. Ces cylindres sont tous hauts de 80 cm et longs de 130 cm en moyenne. Pol Bury a intégré les caractéristiques de surprise et d'imprédictibilité dans son imposante oeuvre de plafond «Moving Ceiling».

Pol Bury (Haine-Saint-Pierre, 1922 - Paris, 2005)

Elève de l'Académie des Beaux Arts de Mons, il adhère au groupe surréaliste «Rupture» et collabore aussi au mouvement COBRA. Découvrant le sculpteur Alexander Calder, il est ensuite attiré par le mouvement et abandonne la peinture au profit de la sculpture. Pol Bury travaille l'art du mouvement et accorde de l'attention à trois éléments: la forme, le mouvement et l'espace, destinés à conférer une nouvelle énergie à l'oeuvre. Pol Bury appliqua cette théorie pour la première fois dans les «plans mobiles», des compositions dont les éléments plats pouvaient glisser les uns sur les autres à l'aide de la main. Ses «multiplans» étaient plus cinétiques et fonctionnaient à l'électricité. En 1971, il passe à des statues plus imposantes, voire colossales. La lenteur du mouvement caractérise ses oeuvres, qui sont également souvent contradictoires. Bury s'est révélé aussi bien peintre et sculpteur qu'artiste graphiste.

Peinture à l’huile sur panneaux

Nos vieux trams bruxellois (1978)

Dans cette oeuvre de plus de treize mètres de large, chaque élément contribue à une atmosphère de souvenir et de mélancolie propre à Delvaux: les wagons accueillants, les voitures à ciel ouvert, les personnages en habits d'époque, l'architecture froide et rigide, la reproduction naïve du paysage vallonné, la lumière crépusculaire d'une journée d'été qui s'éteint calmement ainsi que les tons chauds bleutés qui laissent rêveur, de délicates nuances de vert et un gris-bleu raffiné. Il évoque dans cette oeuvre le thème des vieux tramways bruxellois qu'il a connus dans sa jeunesse et sa nostalgie de l'époque. «Nos vieux tramways bruxellois» ressemblent à un développement à grande échelle de son oeuvre «Le tram de notre enfance», une peinture à l'huile de 1955 réalisée sur un panneau dur. Cette oeuvre lui a permis d'exprimer la mélancolie liée à la perte de ce qui fut un jour grand et ne revint jamais.

Paul Delvaux (Antheit, 1897 - Veurne, 1992)

Peintre belge mondialement connu, Paul Delvaux domine la peinture en Belgique avec Ensor et Magritte. Très vite séduit par le surréalisme auquel il a apporté une contribution importante, il a développé une mythologie poétique très personnelle où le féminin occupe une place centrale. On retrouve dans ses oeuvres l'amour de l'artiste pour les maîtres italiens du Quattrocento. Delvaux n'hésite pas à confronter les moyens de transport à la féminité éternelle, et le rêve qui égaie la station au culte de l'érotique. Trains et stations réveillent le désir de l'autre, suscitent l'imagination, suggèrent le voyage vers l'inconnu. Les aspects techniques de la circulation ne l'intéressent pas, bien qu'il reproduise très fidèlement et scrupuleusement les modèles miniatures de trains et de trams. Très intéressé par l'univers ferré, il a peint de nombreuses gares et a même été nommé chef de gare honoraire à Louvain-la-Neuve!